Introdiction.

Bonjour à tous.
Il paraît évident qu'aujourd'hui, créer un skyblog peut apparaître - aux yeux de certains mégalomanes comme moi - comme une forme de dégénérescence cérébrale. Une sorte de retour à un état primaire et étrange dans lequel on communique par signes, avec des codes définis qui reposent sur une base complètement absurde.

C'est aussi vu aux yeux de certains (notamment mégalomanes comme moi, je le répèterais plus) comme une recherche perpétuelle de popularité, en affichant des photos de soi dans des postures provocantes (pour les filles) ou "stylées" (pour les mecs, ou ceux qui s'en rapprochent vaguement).

Je pourrais continuer sur des kilomètres de pages, mais ça n'aurait aucun intérêt dans l'immédiat. La question est : Pourquoi ai-je alors créé cette chose ? Réponse tout de suite.

Le monde est étrange, de nos jours. Il l'a sans doute toujours été mais aucun d'entre nous ne pourra en parler comme l'ayant vécu, donc concentrons-nous sur le présent. L'an deux mille. Si je fais ce blog, c'est parce que j'ai sans cesse des centaines de choses qui me traversent l'esprit dès que je vois des groupes de gens qui ont la même apparence, des jeunes plein de préjugés sur tout, une télé qui sacralise les bouffons de télé-réalité et nous fait croire ce qu'elle veut.
Je me suis dit, autant les écrire. Et tant qu'à faire, autant les faire partager à ceux qui veulent.

Et puis en même temps, si vous avez lu jusqu'ici, c'est trop tard donc je peux dire ce que je veux, j'en ai rien à foutre et je vous emmerde. Non je plaisante, il ne faut pas être traumatisé comme ça.

BREF. Je m'arrête là avant de continuer (logique, hein ?). Bon voyage chez vous.
Introdiction.

# Posted on Friday, 19 October 2007 at 6:11 PM

Dans un premier temps, d'où viens-je ?

Dans un premier temps, d'où viens-je ?
Hello à tous.
J'ai décidé de vous parler de là d'où je viens. Non pas pour raconter ma vie (ceux qui ont cru ça n'ont pas lu le premier article) mais pour partager les images d'un endroit qui m'est cher avec mes propres mots sans que quoi que ce soit ne vienne les troubler.
Je viens de Montigny-lès-Cormeilles, dans le Val d'Oise (95). Depuis cinq ans et mon déménagement, les mots "Val d'Oise (95)" ne sont plus que des choses que je rajoute à la fin des cases lorsqu'un formulaire quelconque me demande mon lieu de naissance. Pourtant, c'est bien plus.

Montigny, c'est bien sûr la banlieue parisienne, près d'Argenteuil. Et effectivement, si l'on s'intéresse aux clichés, ce n'est pas difficile à remarquer. Il y a beaucoup de hautes tours plutôt miteuses, dans lesquelles ont résidé pas mal de potes à moi.
Il y a deux collèges, un "clean" (ancien) et un "horrible" (tout récent) selon les rumeurs qui circulent à l'époque où je dois entrer dans le second. Je jure sur ma propre tête que je n'ai jamais compris d'où provenait cette réputation, si elle n'était pas venue de la couleur de sa population, noire et bronzée. Evidemment, je ne me fais pas d'illusions, je sais pourquoi ce collège est "à éviter"...

Il y a, juste à côté, un terrain de foot synthétique. C'est le seul terrain qui ne fait pas partie du "Vieux Montigny", la zone perchée sur les hauteurs qui représente le passé de la ville. C'est à dire que la plupart des galériens que nous étions tous allions sur ce terrain... Complètement pourri, d'ailleurs. Les cages n'ont plus de filets depuis belle lurette et la boue recouvre l'entièreté du rectangle vert (plus très vert par conséquent), ce qui fait du Synthé un endroit plutôt glissant. Mais je ne cracherais pas dessus, même s'il est pourri, on a tous passé de bons moments sur ce bon vieux terrain...

Le foot, c'était sympa là bas, car pour la première fois nous avions le droit de fouler les terrains des hauteurs de Montigny-lès-Cormeilles. Monter là haut lorsque vous n'avez que des vélos pour vous déplacer, ça fait une trotte ! Le foot, c'était un peu n'importe quoi. Peu de dirigeants prenaient leur boulot au sérieux, et beaucoup passaient la plupart de leur temps à brider nos instincts ludiques, comme dans les bastons ou les matchs avant les entraînement (entre les deux collèges, c'était sympa). Je ne garde un bon souvenir que de tous ceux que j'ai rencontré là bas... Le reste n'appartient pas à mon histoire.

Il y a un centre commercial qui n'a rien à voir avec ceux que j'ai pu voir plus tard dans la région Centre, puisqu'il est uniquement composé d'un Carrefour (anciennenement Continent), d'une grande galerie marchande et de quasiment aucun bar ou lieu d'ambiance. Pour les trouver, il faut partir bien plus loin, jusqu'à la patte d'oie d'Herblay et encore. Ainsi, les jeunes de là bas passent leur temps à traîner dans Carrefour ou en bas des immeubles. Ce débat ne m'appartient pas, mais c'est un fait.

Ne vous méprenez pas, cet article n'est pas une mélodie du malheur sur fond de violons déprimants. Montigny-lès-Cormeilles est pour moi un endroit dans lequel j'adore retourner pour les vacances. Je ne me ressource que là bas, pas à la plage ou dans un autre pays. Quoi que, pour "l'autre pays"... C'est un endroit sympa, mais bien sûr n'espérez pas y faire du tourisme.

J'y retournerais encore, lorsque j'en aurais le temps. Assurément.

Emzy
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Friday, 19 October 2007 at 6:37 PM

Edited on Friday, 09 November 2007 at 3:44 PM

Le temps des sourires

Je passe à autre chose. Ceci est simplement un texte que j'ai écris. Bonne lecture.

Le temps des sourires


Les sourires apparaissent lorsque le coeur dicte les actes...
Nous sommes tous dans un théâtre et en voici un nouvel acte.


J'ai mis un pied dans les décombres que l'on crée tous par la folie
Et vu des ombres se faufiler dans les yeux de mes amis
Quand les larmes coulent et que l'amour fait se déchirer les coeurs
Le brouillard qui nous enveloppe tous cache l'envers de ce décor

Alors d'accord, j'suis pas grand chose, juste un stylo sur une feuille blanche
Une âme perdue qui trouve sa voie puis sur la vie prend sa revanche
J'y pense, parfois, il arrive que cela m'apporte des soupirs
En effet, il est bien court, le temps des sourires...
...
Mais quand vient le temps des plaintes, parfois des bas-fonds
Pour ne pas les entendre, certains dorment ou mettent la musique à fond
En fin de compte, nous sommes tous heureux de vivre
Parfois on ne s'en rend compte que la tempe braquée par le calibre

Vivre libre c'est un rêve, je l'ai effleuré du doigt
Car on se sent souvent enchaîné sur notre long chemin de croix
Le merle moqueur siffle depuis les feuilles de son arbre
Je baisse les yeux car je ne connais que le souffle meurtrier des armes.

[Refrain]
Lorsque nous chanterons le temps des sourires
S'il est révolu, après lui on ne peut que courir
Son souvenir nous donne chaque jour un peu de bonheur
L'espoir de le revoir me fait oublier ma douleur


Au temps des sourires, nous n'avions pas peur de nos chagrins
En évitant l'amour, en préservant notre coeur dans son bel écrin
Mais je ne crains pas les peines causées par toutes ces disparitions
Celle de l'innocence, de ce temps révolu, de nos aspirations

Et ma respiration est haletante, car trop de fois j'ai du courir
C'est pour ça que je chante, pour ne pas perdre tous ces sourires
Le bonheur est une vitrine, certains pour l'obtenir font de la lèche
Parfois on la brise, on vole ce qu'elle cache espérant sortir de la dèche

De la crèche, à la maternelle, à l'école, au collège
Au lycée ou la faculté, sous le soleil ou dans la neige
Cherche la beauté cachée partout, dans la grandeur d'un paysage
La simplicité d'un cerisier, un sourire illuminant un visage

Nos vies sales loin de la candeur de leurs services en porcelaine
Sont comme ces faibles qui s'écroulent quand les porcs se lèvent
Moi qui ne crains pas les peines cruelles que l'homme m'a causé
Aujourd'hui je sais que le printemps revient même chassé par l'été.

[Refrain]
Lorsque nous chanterons le temps des sourires
S'il est révolu, après lui on ne peut que courir
Son souvenir nous donne chaque jour un peu de bonheur
L'espoir de le revoir me fait oublier ma douleur


Si je suis là c'est pour dire, que j'attendrais toujours ton retour
Sans doute sans beaucoup rire, je sais que tu reviendras un jour
Même si pour cela je dois patienter des années entière
Même si pour cela je dois regarder tourner éternellement la Terre

Et les hommes avec, les voir se chercher dans l'ombre de leur lumière
Pour eux je balance tous ces textes durs comme la pomme amère
Et Dame Fortune contre ma douleur dis-moi que peux-tu faire
Alors que ni Amour ni Haine dans le passé ne la firent taire

Les souvenirs du temps passé me reviennent sans cesse
Le rire des enfants s'efface et bien sûr, cela me blesse
Le monde tournera toujours, emmenant dans sa grande ronde
Les saisons qui défilent et me rappellent, que la Terre est ronde

Aujourd'hui disparaît pour tous, le temps des sourires
Mes larmes mouillent le sol, dans l'espoir de le voir fleurir
Un jour viendra où ma poésie estompera un peu ma douleur
Comme tous les souvenirs... Que je garde au coeur.

Emzy.
Le temps des sourires

# Posted on Friday, 19 October 2007 at 6:40 PM

Edited on Friday, 09 November 2007 at 3:27 PM

Et maintenant, la télé-réalité

Hello à tous !
Je commence une nouvelle journée en forme, en général. A coup de bon rap dans les oreilles, ça me donne envie d'en mettre plein la gueule à la télé. Alors bon, je vais essayer de faire plus court que ce que je ferais si je disais vraiment tout, voyez ?

Qu'est-ce que je pense de la télé-réalité ?

Eh bien, pas vraiment de bonnes choses. Tout a commencé avec Loft Story, le premier sommet de la crétinerie. Il a été bien dépassé depuis...
La télé réalité est une connerie, c'est évident. Le côté voyeur de chacun doit se révéler dès qu'il regarde, et, pour une raison qui m'échappe, les gens prennent vraiment le parti de ces inconnus débiles à souhaits la plupart du temps. Du coup, on se met à vénérer des crétins qui sont ici par hasard, parce que la chaîne (TF1 ou M6) a décidé qu'ils feraient de l'audimat. Surtout pas pour leurs talents, même dans les émissions musicales, évidemment...
Et puis après, c'est parfois pire. C'est plutôt choquant de voir à quel point ceux qui sortent de là (vainqueurs ou perdants, peu importe la plupart du temps) sont déifiés et apparaîssent à peu près partout pendant quelques temps. Puis, beaucoup disparaissent (sans doute reconnus à leur vraie valeur et à leur vraie plaie, c'est à dire la poubelle), mais pas tous ! Certains d'entre eux ressurgissent un jour pour nous hanter ! Ils présentent des émissions débiles ou sortent même des chansons. Le sommet de cette horreur était le "Grand concours de la télé-réalité" sur TF1 évidemment l'autre jour. Là bas étaient réunis tout un tas de crétins issus des émissions de la chaîne, même certains dont on n'avait pas entendu parler depuis trois ou quatre ans.

Pour les émissions musicales, elles sont sans doute celles qui nous apportent le plus de séquelles par la suite, à cause de la pseudo réussite musicale de leurs participants. Leurs chansons minables (la palme revenant sûrement à Jean-Pascal et sa chanson à se pisser dessus de rire) nous vrillent les oreilles pendant des semaines entières, puis la plupart finissent par s'écrouler, comme le reste. Les gens qui regardent ne veulent pas comprendre à quel point tout est truqué. Depuis le résultat final jusqu'au classique "Pour l'instant c'est très serré, continuez à voter !" alors que le résultat final indique "12% - 88%". Eh oui, uniquement pour faire croire que votre vote surtaxé a une influence... Il y avait un canular fait par je-ne-sais-plus qui qui prouvait que La nouvelle Star de l'amie M6 choisissaient leurs gagnants quasiment dès le début et s'arrangeaient pour parvenir à leurs fins. Sympa pour les autres... Alors de là à ce que ce soit la même chose pour Star NAc et Pop Star, il n'y a qu'un pas que personnellement je franchis aisément.

Je fais une appendice pour parler de Koh Lanta puisque c'est le seul que j'ai vraiment suivi une fois ou deux. Je parlerais seulement de la récompense ridicule pour une victoire improbable, comparée aux millions d'euros qu'ils balancent aux débiles qui gagnent les autres émissions. Mais ne croyez pas que je pense que Koh Lanta est la seule émission honnête. Je sais qu'ils leur filent à manger, à boire (boissons énergisantes avant les épreuves), et je vois à quel point il y a chaque année un noir, un asiatique, un arabe. D'ailleurs, quand l'arabe est un homme, il finira toujours par être soupçonné d'avoir eu envie de tuer tout le monde. On se souvient tous de Moundir, plutôt impulsif, mais qui n'a levé la main sur personne. Pourtant, on a revu son pétage de câble dix fois dans chaque émission jusqu'à la fin.

Pareil pour Mohamed, le conducteur de bus. Outre les centaines de sous-entendu dès que le flic est entré dans son équipe, du genre "malgré que Machin soit policier, Mohamed semble l'apprécier un peu", il y a eu l'incident de la chèvre. Alors là, j'ai cru vomir : le mec avait la machette à la main et sort que "celui qui n'est pas content va prendre un coup de machette", ce qui m'avait fait énormément rire. Après, tout le monde n'a, semble-t-il, pas remarqué que Coumba (la noire de l'année) lui enlève l'arme sans qu'il réagisse. Mais pourtant, le mal était fait : dès ce moment là, Mohamed avait menacé tout le monde et était prêt à tout découper. Inutile de préciser que chaque prétexte était bon pour remontrer les images (découpées de tout ce qui pourrait le désincriminer et du contexte). Je jure sur ma propre tête que le passage du "coup de machette" a été repassé au moins quinze fois dans les trois/quatre émissions qui restaient ! Et je suis gentil en disant quinze.

Haha, monde de merde. Assurément.

Emzy.

# Posted on Saturday, 20 October 2007 at 6:11 AM

Edited on Saturday, 20 October 2007 at 6:51 AM

Mon lycée, un endroit particulier. (Première partie)

Haha, monde de merde. J'ai fini là dessus précedemment je sais, mais ça collait bien au début de cet article.

Je vais parler de mon lycée. Après avoir déménagé à l'obtention de mon brevet, je suis venu en région centre, en Indre et Loire, à Chinon. Le lycée dont je vais vous parler est soit-disant public et porte un nom illustre : François Rabelais.
Je passe la main sur l'absurde fierté dont beaucoup font preuve quant à leur nom de "lycéens rabelaisiens", ça n'a pas d'importance. La première chose qui m'a choqué lorsque je suis arrivé, c'est sans aucun doute la couleur locale. Vu là d'où je venais, j'ai été surpris de n'apercevoir aucune tête de couleur... Ma première seconde s'est passé un peu n'importe comment, je passe aussi dessus. Je n'ai vraiment rien foutu, peu importe.

C'est après que tout a commencé. Je me suis fait un groupe de potes hétéroclytes : Fred (redoublant avec moi) était une sorte de caillera de la ville détesté par absolument tout le lycée (car tous l'avaient connu au collège). Il était donc évident qu'il devienne mon meilleur ami de l'époque. William était Camerounais, en France depuis quatre jours. Aaron était Gabonais, en France depuis quelques années. A l'époque, en seconde, mes quelques autres amis étaient Jérome, Martiniquais d'origine, Ismaël, Algérien d'origine, et un ou deux blancs, mais sans plus. Je ne me vante pas de cet explosion de couleurs digne de l'Enfer de Dante vu par William Blake, ce serait stupide. Mais dans un lycée blanc comme la neige, c'était assez étrange à voir. Et c'est là qu'ont commencé les... différents.

Très vite, à petite échelle, nous fûmes plus ou moins détestés. Fred et William étaient dans ma classe, j'ai connu mes plus grands fous rires à cette époque où tout le monde était contre nous. Et comme nous étions les meilleurs en classe, rien ne nous arrêtait. J'ai des milliers d'exemples, mais par exemple il est arrivé que toute la classe de jeunes débiles foute la merde dans le cours d'une remplaçante plutôt fébrile et vacillante sur ses grosses cuisses. Ce jour là, nous avons failli mettre des claques aux plus cons pour leur faire comprendre que nous étions là pour suivre le cours, pas pour supporter le faux courage de ces lycéens qui fermaient leur clapet face aux profs qu'ils voyaient toute l'année. Face à ceux contre qui nous nous révoltions sans cesse, en sorte. J'ignore si c'était simplement pour avoir l'impression pour la première fois de leur vie d'avoir un quelconque pouvoir de "rebelles" ou juste pour pas faire comme nous. Ni l'un ni l'autre ne me surprendraient.

Quand nous n'avions pas cours, nous faisions quelques petites choses que nous trouvions amusantes. Par exemple, faire tout notre possible pour faire chier la prof d'anglais ignoble que nous avions eu en Seconde (première année). On jetai des trucs à sa fenêtre au deuxième étage, on mettait des coups de pied dans sa porte tous les vendredis à la même heure. Mais ça restait très soft, les trucs les plus marrants (et souvent les plus absurdes) sont arrivées après, mais je les raconterais plus tard.

Voilà, la seconde partie suivra et sera ponctuée d'éléments plus ou moins cocasses qui devraient plaire à chacun. Ou à personne, je m'en fous en fait. Mais dans le second cas, je ne vois vraiment pas pourquoi vous lisez cette connerie.

J'avais décidé de conclure par "Peace, bandes de nazes", mais finalement je ne mettrais rien de semblable. Vivement la suite.

Emzy.

# Posted on Saturday, 20 October 2007 at 8:06 PM

Edited on Sunday, 21 October 2007 at 6:43 AM