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Mon lycée, un endroit particulier. (Première partie)

Haha, monde de merde. J'ai fini là dessus précedemment je sais, mais ça collait bien au début de cet article.

Je vais parler de mon lycée. Après avoir déménagé à l'obtention de mon brevet, je suis venu en région centre, en Indre et Loire, à Chinon. Le lycée dont je vais vous parler est soit-disant public et porte un nom illustre : François Rabelais.
Je passe la main sur l'absurde fierté dont beaucoup font preuve quant à leur nom de "lycéens rabelaisiens", ça n'a pas d'importance. La première chose qui m'a choqué lorsque je suis arrivé, c'est sans aucun doute la couleur locale. Vu là d'où je venais, j'ai été surpris de n'apercevoir aucune tête de couleur... Ma première seconde s'est passé un peu n'importe comment, je passe aussi dessus. Je n'ai vraiment rien foutu, peu importe.

C'est après que tout a commencé. Je me suis fait un groupe de potes hétéroclytes : Fred (redoublant avec moi) était une sorte de caillera de la ville détesté par absolument tout le lycée (car tous l'avaient connu au collège). Il était donc évident qu'il devienne mon meilleur ami de l'époque. William était Camerounais, en France depuis quatre jours. Aaron était Gabonais, en France depuis quelques années. A l'époque, en seconde, mes quelques autres amis étaient Jérome, Martiniquais d'origine, Ismaël, Algérien d'origine, et un ou deux blancs, mais sans plus. Je ne me vante pas de cet explosion de couleurs digne de l'Enfer de Dante vu par William Blake, ce serait stupide. Mais dans un lycée blanc comme la neige, c'était assez étrange à voir. Et c'est là qu'ont commencé les... différents.

Très vite, à petite échelle, nous fûmes plus ou moins détestés. Fred et William étaient dans ma classe, j'ai connu mes plus grands fous rires à cette époque où tout le monde était contre nous. Et comme nous étions les meilleurs en classe, rien ne nous arrêtait. J'ai des milliers d'exemples, mais par exemple il est arrivé que toute la classe de jeunes débiles foute la merde dans le cours d'une remplaçante plutôt fébrile et vacillante sur ses grosses cuisses. Ce jour là, nous avons failli mettre des claques aux plus cons pour leur faire comprendre que nous étions là pour suivre le cours, pas pour supporter le faux courage de ces lycéens qui fermaient leur clapet face aux profs qu'ils voyaient toute l'année. Face à ceux contre qui nous nous révoltions sans cesse, en sorte. J'ignore si c'était simplement pour avoir l'impression pour la première fois de leur vie d'avoir un quelconque pouvoir de "rebelles" ou juste pour pas faire comme nous. Ni l'un ni l'autre ne me surprendraient.

Quand nous n'avions pas cours, nous faisions quelques petites choses que nous trouvions amusantes. Par exemple, faire tout notre possible pour faire chier la prof d'anglais ignoble que nous avions eu en Seconde (première année). On jetai des trucs à sa fenêtre au deuxième étage, on mettait des coups de pied dans sa porte tous les vendredis à la même heure. Mais ça restait très soft, les trucs les plus marrants (et souvent les plus absurdes) sont arrivées après, mais je les raconterais plus tard.

Voilà, la seconde partie suivra et sera ponctuée d'éléments plus ou moins cocasses qui devraient plaire à chacun. Ou à personne, je m'en fous en fait. Mais dans le second cas, je ne vois vraiment pas pourquoi vous lisez cette connerie.

J'avais décidé de conclure par "Peace, bandes de nazes", mais finalement je ne mettrais rien de semblable. Vivement la suite.

Emzy.

# Posté le samedi 20 octobre 2007 20:06

Modifié le dimanche 21 octobre 2007 06:43

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