Texte : Lignes de main

On change à peine de registre avec un nouveau texte plus court. J'ai mis du temps à choisir lequel j'allais poster, mais j'ai fini par en choisir un moins long pour ne pas faire crouler le blog sous un flot de commentaires ébahis par tant de talent.
Non je rigole, j'ai choisi au pif.

Inclassables - Lignes de main



La vie m'a pas donné la chance d'être riche
C'est pour cette raison que chaque jour je triche
Elle m'a pas rendu beau gosse, j'ai du faire avec
J'ai du chercher longtemps avant de trouver ma propre planète
Je rap c'que j'ai dans la tête, même si j'me répète
On a connu quelques victoires mais on connaît la défaite
Tu sais qui je suis en fait, t'as peut-être reconnu ma tête
Si tu connais pas mon nom, j'ai l'habitude t'inquiète
La vie m'a fait des coups durs, et je lui ai rendus
Malgré tout ce que j'endure, j'n'ai pas de quoi être déçu
Peut-être que pour le futur, certains sont prêts à tirer
Mais grâce à mon passé c'est par le bien que je suis attiré
J'ai pas toujours compris pourquoi le monde tourne pas rond
J'ai toujours pas saisi pourquoi tout le monde n'a pas un rond
Mais ce dont je suis sûr c'est que la vie ne fait pas de cadeau
Quand le navire fait naufrage on est souvent seul sur le radeau

[Refrain]
La vie, est un refrain, j'le dis, pour mes re-frè
Les lignes de ma main me disent pas qui je serais
Je sais pas qui je sauverais, car comment je le saurais
La vie plus que jamais comme l'avenir ne sont que secrets


J'ai pas été trop lâche, manipulé pour faire du cash
En plein milieu du match, certains joueurs tombent ou se cachent
On se crache dessus, la vie connaît des hauts et des bas
Les hommes restent sur leurs positions quand il y a débat
Si t'as vu passer des balles, c'est vaguement inquiétant
L'homme se fait du mal depuis la nuit des temps
Tu sais que la pluie des larmes nous inonde
Que ce sont les armes qui ont pris le contrôle du monde
Dans les coeurs les rêves peu à peu se dissipent
Il y a la peur de la mort que chaque jour on anticipe
Des types sont morts ce soir, car ils se sont battus
Contre le froid, contre la dalle, contre la vie mais ils ont perdu
Si je meurs tu sais, y aura pas de deuil national
Je ne veux pas voir de larmes parce que mon visage est pâle
Donne moi ta main, que je te lise ton avenir
Construis ta propre vie, c'est tout ce que j'ai à te dire
Les flammes se déploient, et le diable frappe à la porte
La vie offre des choses, et puis le vent les emporte
Les lignes de ma main sont des messages
Des fleuves où coule la paix que j'ai reçu des sages

[Refrain]
La vie, est un refrain, j'le dis, pour mes re-frè
Les lignes de ma main me disent pas qui je serais
Je sais pas qui je sauverais, car comment je le saurais
La vie plus que jamais comme l'avenir ne sont que secrets


Emzy.
Texte : Lignes de main

# Posté le samedi 20 octobre 2007 20:12

Et maintenant, un pain dans la gueule !

Et maintenant, un pain dans la gueule !
Salut à tous.
Je ferais un article qui poursuivra tout ce que j'ai dit à propos de mon lycée. Le premier était pas terrible mais la suite devrait, je pense, être à peine mieux. Enfin bref.
Cet article va parler de ma ville de résidence, Chinon.

Quand j'ai débarqué ici, tout de jogging et basket vêtu (à l'époque, c'était pas encore la mode par ici, maintenant ça fait plutôt flipper, j'ai du les remplacer par un jean troué), j'ai vu que c'était plutôt une belle ville. Bon certes, elle manquait de tours horizontales, mais je n'ai pas été dépaysé trop vite, puisque j'ai été logé dans un des seuls HLM de la ville. Ah, la cité Ronsard... Du grand n'importe quoi là bas. J'y reviendrais.
Parlons plutôt du reste.

Pourquoi l'article porte ce nom à peine évocateur ? C'est simple : je n'aime pas cet endroit. Il me donne envie de gerber, quand ce n'est pas pire. Les expériences que moi et mes amis y avons vécues font partie de ces choses que je déteste, principalement pour leur côté raciste. Je commencerais avec mon amie Elodie, martiniquaise et certainement un peu trop colorée pour beaucoup de Chinonais. Je précise aussi, pour ceux qui ont lu l'article sur le lycée, que c'est la copine de Fred et la cousine de Jérome, peu importe. Elle n'a eu que des emmerdes ici.

Outre ses problèmes au lycée, pas forcément dus au racisme mais plutôt aux préjugés, il y avait la dame à qui appartenait le magasin juste en dessous de leur appartement. Un beau jour ils ont emménagé ensemble, c'était vraiment la fête. Dans cet appart minuscule, on a regardé Argentine - Côte d'Ivoire à 15 dans la même pièce, avec deux Ivoiriens qui se levaient pour faire du coupé/décallé à chaque action africaine. Que du bonheur, quoi. Mais juste en bas, il y avait un magasin et une vieille peau de vache immonde.

Madame Vieille Peau de Vache Immonde, que j'appellerais VPVI, a très vite fait savoir que ça ne lui plaisait pas, un jeune couple inter-racial (même si ce mot est débile) en face de chez elle. Elle les a emmerdé tout le temps qu'ils sont restés ici à propos de rap qu'elle entendait par la fenêtre, ce qui "effrayait ses clients" (oui car Chinon est une ville de gros touristes bedonnants et friqués), pour la plupart des gros touristes bedonnants et friqués car nous étions à l'époque en fin de printemps, début été. Chose que tous les commerçants de la rue, en guerre contre VPVI, ont réfuté en choeur dans un joli ré mineur.

Ah, le rap... A l'époque où Fred et Elodie cherchaient un appart, le téléphone portable de mon pote avait un répondeur un peu particulier qu'il avait fait lui-même pour délirer, avec un peu de rap au début. Un jour, une dame qui leur avait presque garanti qu'elle leur réservait un appart, laisse un message qui correspondait presque mot pour mot à ça :
"Oui heu, je n'arrive pas à vous joindre là, je suis tombé sur le répondeur, et j'ai entendu du rap. Alors-eu, bon bah il va falloir me donner une réponse parce que j'ai quelqu'un de très intéressé qui va sûrement le prendre."
Saletés de préjugés.

Un pote noir à nous arrive dans cet appart' un jour. Il nous raconte que quelques heures plus tôt, alors qu'il se pressait pour ne pas arriver à la bourre je-ne-sais-plus où, manque de peu de boucsuler une vieille dame. Il s'excuse, et celle-ci rétorque, je cite :
"Retourne dans ton pays, sale noir."
Saleté de connerie humaine.

Saleté de blog ! J'ai la flemme de continuer l'article. Des exemples comme ça, j'en ai des centaines. Les gens ici sont fiers d'être français, fiers d'être chez eux et ne veulent pas voir leur tranquillité bousculée. Je vous parlais plus haut de la Cité Ronsard où je réside. C'est un lieu pauvre, bien sûr, où vivent des dizaines de familles, pour beaucoup étrangères. Avec une amie, nous avons eu l'occasion d'en rencontrer beaucoup, en sympathisant avec leurs enfants. Des petits blacks, métis, blancs, qui manient le ballon comme personne pour leur jeune âge. J'ai passé des bons moments avec eux, qui m'ont fait comprendre que la misère n'est pas toujours là on l'attend : celle du coeur n'est certainement pas dans la cité Ronsard.

Celle de l'esprit plâne quelque part à Chinon.

Emzy.

# Posté le samedi 20 octobre 2007 20:37

Mon lycée à la con, suite.

Héhé, voilà la suite, bandes de nazes (bon d'accord je rigole, pas bandes de nazes).

A propos de mon lycée, je m'étais arrêté à ma classe de Seconde. Ensuite, notre groupe s'est étoffé et de nouveaux potes nous ont rejoint. Elodie est arrivée, Martiniquaise comme Jérome puisqu'étant sa cousine. Puis j'ai rencontré Eric et Serge, le premier était l'oncle de l'autre, tous les deux étant Ivoiriens. Là, c'était vraiment le pied total.

Pourtant, tout partait en couille autour de nous. Je n'ai plus tous les exemples en tête, mais la persécution dont nous fûmes les cibles s'accentua sans cesse jusqu'à la fin. Le principal nous collait pour des raisons (objectivement, je vous assure) absurdes et arbitraires. Une anecdote me revient en tête : Notre pote William avait une copine, blanche, depuis quelques jours. Le printemps était arrivé, ce qui signifie au lycée Rabelais "tout le monde se roule des pelles dans les coins". C'est comme ça depuis que j'y suis, en tout cas.

Bref, cette fois-ci William et sa copine se tenaient gentiement les mains à l'intérieur d'un bâtiment que j'appelle encore le hall des casiers, près d'un radiateur. Là, Madame G. débarque et passe une première fois devant eux. Puis elle recule, se place à leur hauteur et déclare :
"C'est un lycée sérieux ici."
William commence à rigoler (comme toujours), en disant qu'ils ne faisaient bien sûr rien de mal, et sa copine en rajoute une petite couche en rigolant également. Là, la vieille macaque (car elle était vieille et à l'aspect plutôt simiesque) s'énerve et leur déclare qu'elle a collé des gens pour moins que ça, avant de s'attarder comme son cerveau sur l'insolence de la jeunesse etc. Et avant de partir, elle répète que ce genre de comportement doit être évité et qu'elle veut que son lycée reste sérieux.

Peut-être que ça peut paraître anecdotique, mais moi ça me fout les boules, n'empêche. Un jour, le conseiller d'éducation (un vrai connard, là y a pas de doutes) débarque derrière Fred, William et moi un après-midi de fin de cours (vous savez, ces apès-midi où il fait beau et que vous êtes en Seconde, et que vous n'allez plus beaucoup en cours). Il se poste comme un shériff et déclare :
"Alors, je vois que vous n'allez plus beaucoup en cours. Je vois vos noms sur les listes d'absences, en tout cas."
Il nous l'a dit faussement gentiement, avec un petit air moqueur. Alors donc, je tiens à préciser que dans un premier temps nous n'avions pas cours lorsqu'il est arrivé, et dans un second temps nous n'avions pas manqué de cours récemment parce qu'on n'est pas des gamins. Et comme à l'époque il ne nous connaissait pas encore bien, cette phrase de William résume assez bien ce que nous pensions tous à ce moment :
"Je suis sûr qu'il ne connaît même pas nos noms et nos classes."
Assurément.

Tous les détraqués du coin ou presque étaient nos potes. Je me rappelle de Cédric, une espèce de cinglé basané qui traînait dans le coin de temps en temps pour venir balancer des pommes de pain à la fenêtre de la prof d'anglais, faire chier les bons bourgeois dans les salles de permanence, des conneries comme ça. Personne ne savait vraiment ce qu'il foutait ici, même pas nous je crois !
A chaque fois que nous entrions dans une salle, des regards noirs nous étaient jetés. Mais parfois, ça changeait. Nos délires en faisaient rire certains qui n'avaient visiblement aucun outil ménager coincé dans le colon. Là, c'était sympa. Mais c'était rare...

J'avais beaucoup d'autres exemples mais ils fuient mon cerveau au fur et à mesure que je prend de l'âge ! Par exemple, alors qu'Aaron et moi draguions tranquillement une surveillante, le conseiller d'éducation cité plus haut était venu nous emmerder et nous considérer comme les gens les moins bien éduqués du monde parce que nous avions un écouteur de lecteur MP3 dans l'oreille. Je suppose que tous les prétextes sont bons...

Enfin bref, tout ça c'était le bon temps. Nous faisions n'importe quoi, et c'était cool. Mais détrompez-vous, nous ne faisions pas que des conneries. Nous avons aidé une fille de Seconde qui avait perdu sa classe le premier jour, et qui était probablement la personne la plus timide du monde après Adrian dans Rocky. Tout ça, c'était quand même le bon temps.

C'est comme le temps des cerises, ça revient toujours un jour ou l'autre.

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 06:41

Modifié le dimanche 21 octobre 2007 07:49

Savez quoi ? Nouveau texte !

Un texte un peu plus léger (pas tellement en fait). C'est simple, est-ce qu'on peut tous se dire que l'on n'obéït qu'à nous-même ? Sûrement pas, c'est même dur à admettre, mais on est tous sous les ordres de quelqu'un.
Le plus important est certainement d'en être conscient, sinon t'es dans la merde.

Inclassables - Libre arbitre



J'ai pas choisi de naître ici, mais j'ai choisi d'y rester
Choisir entre aimer sa vie, ou décider de la quitter
Le monde n'est pas devenu fou, car il l'a toujours été
Et nous tombés dans un trou, même pendant les jours d'été

Dans les tours, les cités, ce sont des familles qu'on décime
Car tour à tour cités, comme coupables et comme victimes
La cime des tours, j'te la dessine toujours
Même ici à Tours, on peut voir des crimes de jour

Et moi je fais pas de détours, pour te parler franchement
Je sais que la vie c'est trop court, pour que je perde du temps
Et maintenant qu'il est temps, c'est plus dans l'ombre que nous nous battons
Car trop portés par le vent, ça urge donc nous nous hâtons

Ça hurle dès que nous parlons, dans la rue ou dans les salons
On purge ce que nous disons, de toutes nos bonnes actions
J'sais plus si j'ai bien raison, j'te jure que nous y croyons
C'est dur, c'est comme la prison, salut à filles et garçons

[Refrain]
J'ai pas le choix, parfois de joie
Et si je gueule pas, c'est que je fais pas le poids
Je n'obéis qu'au libre arbitre, que j'ai dans le coeur
Et le reste n'est pour moi qu'un refrain en boucle dans un sampler


J'ai pas choisi de quitter, ce décor qui me fait kiffer
Dans un soucis d'équité, je joue pour mon équipe et
Je suis pas là pour ma pomme, mais pour les femmes et les hommes
C'est un refrain que j'entonne, et tant pis si ça t'étonne

J'détonne avec Inclassables, j'fais chier car j'suis pas spécial
Dans l'oasis des mirages, même sans les pieds dans le sable
Et maintenant loin du rivage, je suis comme pris en otage
Sur ma barque je suis barge, dans les enfers je suis de passage

Appelez moi Charon, c'est pour mes potes à la peau marron
Et nous nous marrons pour oublier comme nous bagarrons
J'suis pas là pour faire le con, ni pour recevoir des ordres
Moi c'est plutôt petit pont, l'esquive et surtout le désordre

Sans l'or et sans l'argent, je vais chanter pour mes gens
Or il est encore temps de constater les signes du temps
Un cygne sur un étang, la beauté sur le calme plat
J'fais signe aux océans, mais ils ne m'écoutent pas

J'écoute cette voix, celle qui vient de mon coeur
Qu'elle m'apporte de la joie, ou juste de la rancoeur
Je n'obéis qu'au libre arbitre, espérant qu'il touche ma tête
Le reste n'est qu'un refrain en boucle que tout le monde répète

[Refrain]
J'ai pas le choix, parfois de joie
Et si je gueule pas, c'est que je fais pas le poids
Je n'obéis qu'au libre arbitre, que j'ai dans le coeur
Et le reste n'est pour moi qu'un refrain en boucle dans un sampler


Toutes ces voix me dictent mes actes, mais ils oublient que je suis sourd
Nous ne sommes qu'au premier acte, dans le théâtre de tous les jours
Ma route est en travaux, quand certaines mènent à l'abattoir
C'est un putain de chantier, avec port du casque obligatoire

Car j'trace ma route avec Frig'z, la prudence est de mise
Comme Big personne me freeze, et je double la mise
J'te ferais pas la bise, s'il faut j'te mettrais la pige
Si t'essayes en vain d'empiéter sur mon libre arbitre

Mais c'est zarb dis, qui est-ce qu'on cherche à empêcher de nuire
Est-ce une minorité dont on se fout, ou une majorité qu'il faut fuir ?
Est-ce des vies qu'il faut punir, le tout en toute impunité
Il est si facile de s'unir, si c'est pour suivre une majorité

Du genre j'suis responsable, du genre j'veux plus être sage
J'revendique Inclassables, tous toujours dans la même cage
Tous toujours pour les mêmes drames, pour le salut de nos âmes
Et même si souvent je rame, c'est pour ne pas devoir subir les blâmes

J'suis trop sévère avec moi même, ou me l'a souvent dit
Toujours je persévère, que j'en perde mes jours et mes nuits
Je nuis à ma propre santé, à force de faire le pitre
Et tout ça pour ne faire qu'écouter, mon libre arbitre

...
J'ai pas le choix, parfois les pieds dans le sable
Emzy et Frig'z, tu sais qui c'est Inclassables
On s'en sortira, en écoutant seulement notre voix
Mon libre arbitre me dicte juste de faire mes propres choix.
Savez quoi ? Nouveau texte !
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# Posté le dimanche 21 octobre 2007 07:48

Putain de merde !

Derrière un nom si philosophique et évocateur se cache un article simple. Sans la moindre once de verve voltairienne, il est temps pour moi de cracher un peu de bile sur cette vie qui comme chacun le sait, est un tas de saloperie fourré à la saloperie.

Je m'engage à ne pas citer d'exemples qui touche la vie privée de chacun. Mais putain quelle tas de merde ce globe des fois !
Ma vie n'a jamais été un truc facile, c'est clair. Mais Depuis le début d'année scolaire, après des vacances qui ont vu mon coeur se déchirer, puis se suturer, puis les sutures sauter, se raccomoder, et les raccomodations sauter, c'était plutôt pas mal ! Les gens que j'aime allaient plutôt bien, à l'appart à Tours ça se passait bien. Et quant à moi... Et bien, j'estime que quand les autres vont, moi ça va.

Mais là, putain de monde de merde de mille sabords de couille de pute.
En une semaine, j'ai connu l'ascenseur émotionnel le plus rapide du monde. Celui qui monte d'un seul coup au dernier étage en te collant au plafond de la cabine et qui voit ses câbles lâcher en même temps que ses parachutes d'un seul coup. Et y a pas à dire, ça fait plutôt mal !

Après une déception amoureuse vraiment vraiment hors du commun en début de semaine, qui en plus a failli affecter une des quatre relations les plus chères de ma vie, j'ai senti mes jambes commencer à chanceler et ça m'a curieusement rappelé cet été. J'ai versé une seule larme de colère et de dépit mélangés. Elle n'a même pas eu le temps d'atteindre le sol, parce que je sais qu'un flot de paroles rattrape mieux les larmes qu'un silence.
J'ai versé une larme et elle une nouvelle fois, ce n'était pas de bonheur. Tant pis.

Et puis il y a eu ce soir... Deux des quatre êtres les plus chers de ma vie sur le point de se séparer. ils représentent presque les deux ventricules de mon coeur et j'apprends que "crac", plus rien. Désolé pour la métaphore organique. Je ne tergiverserais pas dessus parce que la situation ne s'y prête pas et que tout cela reste encore flou. Alors, je concluerais juste à ce sujet.

Quand la fumée s'évapore et laisse place aux décombres, on est souvents étonnés de ce qu'on y découvre... Que l'on n'y voie qu'un champs de ruines ravagé par l'incendie, ou que le fait de se remémorer les bons moments nous fassent apprécier de retrouver dans les restes calcinés la peluche que l'on vous a offerte, le vêtement que l'autre aimait vous voir porter... Mais surtout, j'ai espoir de penser que si les flammes ravagent ce qui a été touché par la main, il n'effleure même pas ce qui l'a été par le coeur.
Et que les souvenirs des rires et des moments passés ensemble ne s'effacent pas avec la fumée que le vent emporte...

Je remarque que ma haine s'est estompé au fil de l'article, ça doit être parce que j'ai fini par parler de choses qui ne m'en apportent pas.
Je ne veux pas faire d'éternel débat sur pourquoi vivre. Je ne veux pas non plus dire que cette vie m'a plus écorché que qui que ce soit. Mais même si cela peut paraître présomptueux, j'affirme avec fierté n'avoir jamais baissé les bras.

Alors tout ça, les galères, qui ne sont que quelques unes parmi plein d'autres mais bon, je ne suis pas là pour la complainte du désespoir sur fond de violons, j'en tire leçon et je ne les regrete surtout pas. Cela m'a fait beaucoup de mal, mais comme de toutes façons je ne peux rien y changer, je préfère regarder vers l'avenir et me demander en quoi ce que j'ai appris va me servir et me rendre plus fort.

Beaucoup plus fort.

Emzy.

Putain de merde !

# Posté le vendredi 26 octobre 2007 18:57