Donnez du pouvoir aux hommes...

Je ne vous raconterais que deux anecdotes qui sont arrivées, la première à mon pote Frig'z, la seconde à moi-même. Elles concernent des interventions étranges des hommes qui représentent l'autorité de notre gouvernement.

Il y a quelques jours, Frig'z était à la bourre pour prendre son train à cause de RER retardés puis bondés de gens à en crever. Finalement, il arrive sur le quai environ trois minutes avant le départ du TGV. Et là, il tombe sur trois sheriff. L'un d'eux lui tombe dessus, se poste soudainement devant et sort une plaque. "Contrôle de douane !"
Il lui demande ses papiers, son billet, puis l'interroge étrangement sur sa destination... "Dans le train, puis à Tours, quoi..." Mmm, ça paraissait logique.
Monsieur le sheriff ouvre maintenant le sac de mon pote, commence à tout virer, fouille sa trousse de toilette. Soudain, le train donne des signes de départ. La copine du sheriff lui indique qu'il est peut-être temps de se grouiller le cul, bordel. Là, Lucky Luke rend enfin son sac à mon pote sans rien refermer, tout en bordel complet à l'intérieur, et le laisse enfin monter dans le train. Et là, la machine démarre !

...

Bon, seconde histoire, encore plus débile. Nous étions à Tours, Alex, son frère, et moi, et nous rentrions de chez un pote qui habite près du Sanitas, c'est à dire un quartier de logements sociaux. Il devait être à peu près 22h30, il pleuvait doucement, et nous étions habillés de manière peu menaçante. Soudain, une bagnole banalisée ralentit à nos côtés et un type sort sa tête sa maglight, désigne le frère d'Alex (Thomas), et déclare : "Il tenait quoi le jeune homme dans son blouson ?"

Bon, je précise une chose. Thomas portait un blouson noir classique, style parka, et à dans sa poche intérieur, il avait un flingue à billes. D'accord, c'est une connerie, nous lui avons reproché. Mais attendez la suite.
Thomas répond qu'il n'a rien, et l'homme n'est pas dupe ! Mais il tente une feinte, c'est à dire la technique du gentil flic. Il tente vainement de prendre une voix calme et déclare "C'est bon, y a aucun problème, si c'était juste une bouteille, vous me le dites, et tout ira bien." Mais Thomas ne flanche pas, il ne tenait rien dans sa poche. Et là, ils descendent.
Ils étaient trois : un VERITABLE sheriff, une femme, et un side-kick inutile et muet. Le shériff marchait comme s'il avait des éperons, c'était assez étrange. Il réitère sa question avec des airs d'ultimatum. Puis il voit que nous venions de passer à côter de buissons et se dit soudain dans sa grande tête que si nous n'avions rien sur nous, c'est parce que nous l'avions jeté dans ces buissons ! C'est élémentaire, Watson !
Il demande à Thomas : "Qu'est-ce que t'as jeté là dedans ?"... Evidemment, il n'y a rien. Le mec déclare alors "Tu vas venir avec moi, on va chercher là dedans. Si je trouve quelque chose, on vous embarque." Avant d'ajouter d'un air menaçant qu'il a pas besoin de nous (nous allions lui emboiter le pas).

Ainsi, la jeune femme reste à nos côtés, sous la pluie. Alex remarque qu'elle tient quelque chose qu'il n'a jamais vu dans sa main, et demande candidement : C'est quoi ça ?. Ce à quoi la madame répond : C'est un joujou qui fait très mal. C'était un flashball. De là à traduire ces mots par "Si vous bougez, je vous décalque la tronche", il n'y a qu'un pas que je laisse à chacun le choix de franchir ou non.
Finalement, dix minutes se passent, durant lesquelles, d'après Thomas, le shériff ne regarde presque pas les buissons, mais fixe notre pote sans vaciller, comme en attente d'une réaction. Mais il reviendra bredouille.
Donc finalement ils nous rejoignent, le shériff parvient difficilement à articuler du bout des lèvres que "C'est bon, on peut y aller" après avoir fait un signe de tête négatif à ses side-kick d'un air désespéré. Nous avons donc pu partir après avoir perdu vingt minutes de notre vie, avoir été quasiment menacés, et en sachant très bien que n'importe quelle parole de travers nous aurait immédiatement conduits chez les keufs. Dommage que Thomas ai eu ce gun dans sa poche, sinon j'aurais probablement ouvert ma grande gueule pour quelques explications. Mais pas de bol.

Je laisse à chacun le choix de tirer ou non quelque chose de ces deux expériences.

Emzy.
Donnez du pouvoir aux hommes...

# Posted on Sunday, 11 November 2007 at 11:34 AM

Combien...

Combien de temps avant la fin de ma vie ?
Je suppose qu'il m'est impossible de le savoir, par n'importe quel moyen. Ainsi, la question se pose : Dois-je vivre chaque jour comme si j'allais mourir avec les risques que cela implique, ou essayer de vivre le plus longtemps possible ?
Il y a deux écoles, des gens qui vous diront que l'une ou l'autre est la meilleure solution des deux. D'autres proposeront sûrement des alternatives. Peu importe.
Moi, je m'interroge. Je suis tenté de me dire qu'il ne faut pas penser au jour de sa mort, mais se concentrer sur ceux de sa vie, ce qui n'est pas faux. Puisque je prône un détachement assez fort du passé, il implique selon moi un détachement du futur dans la recherche constante du bonheur.

Mais il ne faut pas oublier que nous mourrons. Nous devons en être conscients. Sur une durée suffisament longue, l'espérance de vie tombe pour tout le monde à zéro. Mais il ne faut pas oublier qu'à partir du moment où nous mourrons, cela n'aura plus d'importance pour nous. On ne peut avoir aucun regret dans la mort... Alors je pense que je préfère essayer de vivre chaque jour en me disant que je peux mourir à chaque instant. Après tout, qu'importe ? Voilà ce qui importe : les gens qui m'aiment.
Car oui, ils existent quand même, malgré tout. C'est ce qui me retient à la vie, je crois.

Je me demande combien seront présents à mon enterrement. J'ignore si les colombes feront perler des larmes sur leurs joues endeuillées ou si les cris des corbeaux imiteront leurs rires narquois.

Combien de gens m'auront aimé ? Combien me l'auront dit, combien l'auront fait en secret ?
Combien regreteront ma présence, ou mon absence ?

Et toutes celles qui sont rentrées dans ma vie radieuses comme le soleil...
"Illuminant mes jours, la nuit, troublant mon sommeil" (Kery James).
Combien m'auront fait changer ? Combien d'entre elles j'aurais fait changer ?
Combien m'auront donné de l'espoir mais me l'auront repris ?
Combien de fleurs de leur part sur ma tombe ? Peut-être presque autant que celles que j'ai offertes et qui ont fané.

Combien m'ont vu sans préjugé ? Combien auront pu se vanter de me connaître vraiment ?
Très peu de gens, à mon avis. Combien m'ont côtoyé sans vraiment savoir qui je suis ?
Combien de gens auront retenu mon apparence, mais pas mon nom.

Combien de mirages dans ce long désert de la vie avant que j'atteigne l'oasis ? Combien de dunes pour fatiguer mes jambes, et combien de pluie pour me faire relever la tête ?

Si je me pose toutes ces questions, ce n'est pas dans l'attente d'une réponse. Mais si la vie ne me les apporte pas, la mort le fera un jour ou l'autre. Lorsque je ne serais plus qu'une âme assise sur ma propre stèle, le visage appuyé sur mon poing droit.

Ce jour là, je saurais.
Mais dans combien de temps ?

Emzy.
Combien...
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# Posted on Saturday, 17 November 2007 at 2:03 PM

Edited on Sunday, 18 November 2007 at 11:23 AM

Un texte, tout ça, ...

Un texte, tout ça, ...
Yo. Nouveau texte. Tout ça.
Voilà, ça c'est fait.

Inclassables - Lever les yeux
Emzy X & Frig'z

[Refrain]
Ne lève pas toujours les yeux
, si tu cherches la lumière
Si ton esp
rit atteint les cieux, tes pieds restent sur Terre
A l'âge des conneries, j'
ai pris mon coeur pour arme
Entendez-vou
s la sonnerie, car j'ai du sang comme larmes


[Emzy]
Ne lève pas toujours les
yeux, ceci n'est pas un ordre
On di
t qu'on vit mieux à deux, moi j'ai besoin de désordre
Nos sons résonnent dans
les cieux, fous le seum aux envieux
Je l
'assaisonne comme je peux, pour les jeunes et les vieux

Écoute MC, à l'heure
où l'acte précède la pensée
A l'he
ure où les cons jactent de ce que la France est
Je te donne un conseil mon g
ars, au lieu de te borner à demain
Pleurer c
e que tu n'as pas, mais pas regarder dans tes mains

Il est temps de tracer t
on chemin, de dessiner ton destin
Fair
e ce que tu peux avec ce que t'as, mais ni plus ni moins
On me dit que
la vie est belle, qu'il y a des oiseaux dans le ciel
Que l'homme crée sa cit
adelle, dans le pays des merveilles

Pendant q
ue mes nerfs veillent, que mon esprit se repose
Alors que mon coeur m'appelle
, et me procure ma prose
Mais
j'suis pas là pour offrir des roses, écoute Inclassables si tu l'oses
Tu sais
que la vie n'est pas rose mais j'suis pas là pour changer les choses

[Frig
'z]
J'suis
pas là pour changer les choses, ni pour une juste cause
C'est sur
une instru que j'me pose, dans le rap que je m'impose
Ne lève pas forcément
les yeux, parfois la vérité vient d'en bas
Ils vo
nt montrer la poisse pour faire peur à ceux qui ne l'ont pas

Mon rap est ce
flic qui te frappe, et ton coeur je l'attrape
C'est pour tous ceux qui gratte
nt, comme ceux qu'on passe à la trappe
Une agrafe sur ma feuille blanche, et je vais enchaîner les lyrics
On a tous
les pieds sur les planches, nous c'est Frig'z et Emzy X

On t'o
ffre notre musique, dans une envolée lyrique
Sans avo
ir la rime facile car on n'est pas là pour faire du fric
Ne lève pas toujours
les yeux, c'est juste un conseil que j'te donne
Si ton esprit atteint les ci
eux, écoute comme ce rap détonne !

[Refrain]
Ne lève pas toujours les yeux,
si tu cherches la lumière
Si ton espri
t atteint les cieux, tes pieds restent sur Terre
A l'âge des
conneries, j'ai pris mon coeur pour arme
Entendez-vous
la sonnerie, car j'ai du sang comme larmes


[Emzy]
Je dis que j'suis pas maté
rialiste, parce que ma terre m'habille
Je vais gueuler toutes mes envies, quitte à bouler Materazzi
Alors en suivant
la vie, à aimer ma terre j'ai appris
Ne jamais la renier j'le dis voilà ma thérapie

Trop terre à terre, pour un j
our croire à l'enfer
Et parce que je l'
ai vu sur Terre, alors je préfère me taire
Et j'erre sur
un beat pluvieux, comme la vie que je mène
Je risque pas d
e faire des envieux, j'ai peu souvent dit "je t'aime"

E-M-Z-Y, c'est ce que j
e balance en cadence
Je suis celui don
t on oublie le nom, mais pas l'apparence
A Emzy rajoute
un X, car je veux rester top secret
Et quitte à mourir comme
Malcom, je veux le faire au sommet

Y
a pas de gamin toujours sage, j'laisse des traces de mon passage
Tu vois dis
paraissent les mirages, comme défilent les âges
Les j
ours qui passent, sont comme autant de lames
A éviter car le te
mps est comme la prison de l'âme

Et l
e sang égout des larmes, dans nos artères devenues cratères
Où bout la lave d
e la tristesse comme celle de la colère
Et le jour d
e l'éruption, à quoi bon regarder le ciel
Pense plutôt à sauver
ta peau, qu'à te brûler les ailes

[Refrain]
Ne lève pas toujours les yeux, s
i tu cherches la lumière
Si ton esprit
atteint les cieux, tes pieds restent sur Terre
A
l'âge des conneries, j'ai pris mon coeur pour arme
Entendez-vous l
a sonnerie, car j'ai du sang comme larmes


[Frig'z]
Regarde autour de toi, de
mande toi pourquoi le monde tourne
Pour
quoi la roue se bloque parfois, pourquoi la vie c'est court
Pourquoi le mal t
'attire tant, même si ta femme t'appelle mon ange
Es-tu vraiment ce qu'elle p
rétend, pourquoi est-ce que les gens changent

Imagine un monde meilleur, dan
s lequel y a ni amour ni haine
Moi c'es
t Frig'z et j'apprends à récolter ce que je sème
Regarde c'qui se passe, part
out autour de nous
Constate ce qui déc
oule, de nos envies et de nos goûts

In
classables, une nouvelle fois, pas là pour donner des leçons
Inoxydable est n
otre coeur comme nos âmes à l'abri de l'érosion
Attention, rien n'est jamais
vraiment très loin
Demain la mort peut
tomber, le couperet sur ton quotidien

Moi
c'est Frig'z, ne cherche pas toujours la lumière c'est mon conseil
Et qu
itte à chercher une issue il faut juste que ton esprit veille
Inclassables on
a trouvé notre voie, utilisé nos têtes et nos voix
On n'a pas levé les yeux
mais sur plein de choses on a fait une croix
J'ai regardé dans mon coeur, j'y
ai vu le rap et ce globe terrestre
Et
tous ses habitants, alors un dernier conseil si ça t'intéresse
Je te l'ai déj
à dit, si le monde entier te regarde toujours avec envie
Sache que jamais per
sonne ne frappera aussi dur que la vie.
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# Posted on Sunday, 18 November 2007 at 8:49 AM

Life is a ghoul

Life is a ghoul
Que ceux qui disent que faire de nouveau la pub d'un autre blog qui me tient à coeur est redondant se taisent parce qu'ils ont raison. Et il n'est jamais bon de trop afficher que l'on a raison.

Quelqu'un qui m'est très cher vient de faire un nouveau skyblog. Comme le mien ou celui de mes amis fous, ce n'est pas un blog au sens d'album photo mais plutôt un exutoire, "parce que la vie n'est pas toujours belle". Une dizaine d'articles pour l'instant, tous créés - je crois, sur des coups de coeur ou des coups de blues sur des attraits de notre condition humaine en particulier. Nos différences, nos ressemblances, et bien d'autres choses encore.

Je conseille à chacun d'y aller faire un tour, même ceux qui n'ont pas de clous dans le coeur.

N'oublions pas l'adresse : Life is a ghoul

Emzy.

# Posted on Sunday, 18 November 2007 at 10:32 AM

Que la vie soit la vie.

"Ne brusquons pas les choses, ça veut dire quoi ?
Est-ce que les choses se gênent pour me brusquer ?"

Cessons de plaisanter. Tout le monde se fout de savoir d'où je viens, et où je vais. Et à vrai dire, je comprends. Je vais plutôt essayer de savoir moi-même où mes propres pas me dirigent, légèrement poussé par un vent extérieur qui peut porter beaucoup de patronymes.

Nous voulons être libre, mais nous ne le sommes pas. Bon, d'accord, c'est un fait. Nous sommes prisonniers des conséquences de nos actes. Alors moi je dis merde.
J'ai assez de rancoeur en moi pour faire sauter la planète entière si chacune des veines qui jaillissent de mon bras lorsque je serre le poing était le fil d'un complexe et vaste circuit explosif.
J'ai suffisament de mots qui sortent de ma tête pour noyer tous les cons de la Terre si mes sourcils froncés n'étaient que le pont levis qui empêchait tout le monde de chuter dans l'océan jusqu'à présent.

Aujourd'hui, qui demande pardon ?
Homme, nous sommes deux êtres humains, pourtant tu as peur de moi. Tes pas accélèrent au rythme de tes battements de coeur et le sang qui bat dans tes tempes symbolise les coups que tu me vois déjà infliger à ta vie.
Pourtant, tu ignores à quel point je voudrais que ce soit le contraîre.
Je ne comprends pas. Je ne cherche pas à m'intégrer au monde, à la société, à petite échelle à ma faculté, à ma ville. Je ne suis pas fier de venir du Val d'Oise, je n'en ai pas honte non plus. Mes propres pas m'ont mené là où j'en suis maintenant, je suis un homme et pourtant cet homme me voit comme autre chose.

Bon sang. "L'être humain est juste le seul animal qui arrive à se faire du mal avec de simples mots et à en vouloir crever sans même une seule blessure physique. " (Dinah)
Et c'est vrai. Alors d'accord, cet article est décousu et ne mène nulle part, mais c'est parce que la vie ne mène nulle part. Personne ne peut se vanter d'avoir mené son existence comme il le désire, comme une belle ligne blanche sur l'auto-route des rêves.

Je suis né sur Terre. Je suis un homme, et par conséquent j'aime mes semblables.
Je ne crois en aucune forme de divinité supérieure, que ce soit un Dieu, un billet vert, ou une arme.
C'est pourquoi "Votre Dieu Emzy" est ironique, satyrique et tente d'être réaliste. Ne brusquons pas les choses, ça veut dire quoi ? Est-ce que les choses se gênent pour me brusquer ?

Je dis merde, et je dis amen. Que la vie soit la vie, et que le bruit de mes pas ne figure en aucun cas le glas qui conduira un Homme quelconque à sa perte.



A vous tous qui m'êtes si chers.

Que la vie soit la vie.

# Posted on Monday, 19 November 2007 at 4:06 PM

Edited on Sunday, 02 December 2007 at 6:43 AM