Maintenant ou jamais.

Lorsque j'étais enfant, j'ai toujours imaginé mon futur comme quelque chose de grandiose. Je ne me voyais pas faire un boulot minable ou des études absurdes, mais plutôt être John Mc Clane, Stephen King, Zinedine Zidane. Quelques héros dans la tête d'un gamin.
Mais bon, tout ça, ce n'est qu'une idéalisation du futur dans l'esprit d'un gosse qui ne veut pas être comme les autres. Aujourd'hui, le futur est là, et me fait cruellement comprendre que pour devenir tout ça il faut plus que ça.

Alors, j'ai décidé que je ne changerais pas. Je rêve toujours.
Je rêve et je crois ces rêves possibles car les plus grandes expériences de ma vie ont été spirituelles et non matérielles. Je ne m'imagine pas riche ou célèbre, mais je sais que je serais quelqu'un parce que je sais ce que je vaux. J'ignore si c'est mieux qu'untel, moins bon qu'un autre, mais c'est ce que je suis.

Et comme le futur approche de plus en plus, maintenant que j'ai ce putain de cinquième de siècle, je sais que c'est maintenant ou jamais. Alors je ne remet plus rien à demain, j'essaye de faire de chaque jour ce dont j'ai envie. Je veux que ma vie soit ma vie, pas par le rapport que j'ai aux autres.
J'ignore ce que les gens pensent de moi, si je l'apprends, j'en rigole.
Je vois les gens qui s'éloignent dans le bonheur et se rapprochent parfois dans la galère. Moi, je dis que je veux faire ce que je veux en espérant que cela n'affecte personne, et si possible, en rende heureux le plus grand nombre. Parce que, merde, c'est maintenant ou jamais qu'il faut ouvrir les yeux.

Le soucis, c'est que lorsque l'on éteint l'incendie, il reste la fumée, et souvent elle nous cache encore plus de choses que les flammes dont la chaleur fait s'évaporer nos larmes. Ce que je veux dire, c'est qu'une fois les yeux ouverts, encore faut-il s'habituer à la lumière du jour.
Alors on peut me dire que ça viendra, mais quand ?
Pour moi, c'est maintenant. Ou jamais.


Emzy.

Maintenant ou jamais.

# Posted on Tuesday, 20 November 2007 at 10:11 AM

Edited on Tuesday, 20 November 2007 at 10:51 AM

Et le reste...

Et le reste...
J'écris cet article parce qu'il a plu toute la nuit et pourtant lorque j'ai ouvert les yeux, ce sont les rayons du soleil qui ont embrassé mes pupilles. Je suis chez moi et le ciel est bleu, c'est curieux, je suppose que je pourrais même entendre les oiseaux chanter si la ville n'avait pas fait couper l'arbre sous ma fenêtre qui me cachait cette horreur de château représentant tout ce qui m'énerve : le conditionnement dans le passé, la guerre, la force armée. Peu importe.

Je sais que la vie c'est parfois court. Nous le savons tous. Mais je n'ai que vingt ans et kyrielle d'être humains à qui je pense devoir quelques excuses. Mais comme ceci est un acte très personnel, je taierais les noms en espérant que chacun se reconnaîtra.
Et comme je n'ai pas envie de faire une longue liste sans lien logique, je vais essayer d'en trouver un. Je parlais de cet arbre sous ma fenêtre. Maintenant, lorsque je regarde à travers la vitre je vois les restes d'un passé qu'il m'arrive de regretter. Ce petit parc, les jeux de gosses, des matchs de foot à la pelle... Pardon à M..... de n'avoir probablement pas été assez bon pour elle. Pas assez parfait, ou irréprochable.
Aujourd'hui, tout va mieux et j'en suis heureux. Je suppose que nous nous sommes souvenus de la raison qui a fait que nous étions amis avant tout cela.

Dans ma chambre, il n'y a pas grand chose. En fait, tout est complètement désordonné et rangé à ma manière, c'est à dire en bordel. Pourtant, je sais où se situe le paquet de lettres qui représentent également le passé par rapport à celle qui représentera toujours autant le présent que l'avenir pour moi. Pardon à E.... de n'avoir pas toujours été là. Je fais ce que je peux, à présent.

Franchement, tout ça me rend parfois triste. Alors je repense à certains moments joyeux, parfois rapidement estompés par des souvenirs brumeux de moments plus sombres. Et là, je pense à une autre fille. (On pourrait croire que je suis de ceux qui forment des harem en un clin d'oeil, mais ce n'est pas le cas !) Et pour tous les bons moments passés depuis, je demande pardon à S..... de l'avoir mise de côté inconsciemment pour me concentrer sur quelqu'un d'autre en oubliant que tous ces gens étaient mes amis. De même, je m'excuse pour ce grand taré de L.... si j'ai fait la même chose avec lui. Heureusement, ces deux là sont restés et sont devenus ce qu'ils sont devenus. De vrais amis.

Et maintenant, voilà que je pense au présent... Tours, la fac, tout ça. D'abord, je pense vite fait à l'année dernière et je n'en suis pas très fier. Je demande pardon à L..... pour l'avoir presque fait plonger avec moi dans la spirale de l'échec ! Je suppose que sans moi, elle aurait eu sa L1... Je me répète, mais j'en suis pas trop fier !
Et l'appart... Je demande pardon à A.... si j'ai mis du temps exprimer toutes ces conneries, mais ça ce n'est pas très grave. Il sait ce que je pense de tout ça. La vie n'est pas drôle en ce moment, mais on on progresse toujours. Jamais dans la tendance, mais toujours dans la bonne direction.

Pardon à F..... d'être parfois distant. Quelques centaines de km n'aident certes pas, mais bon, ça n'excuse pas tout. J'espère que les données changeront et qu'on se retrouvera tous un jour ou l'autre. Franchement, faut arrêter les conneries à un moment. C'est mon meilleur pote et dans ce cas, peu importe le reste.

Je m'excuse pour M.... si je fais pas toujours gaffe quand elle prend mal certaines choses, et je suis également désolé de n'avoir pas été celui qu'il fallait. J'espère que tout ira bien pour elle maintenant que sa décision est prise.

Finalement, ce n'était pas si dur. Je m'excuse pour tous les gens à qui j'ai causé du tord, volontairement ou involontairement. En fait, je suis également désolé d'avoir martyrisé des gens, de m'être senti supérieur à eux, d'avoir souhaité qu'ils n'existent pas. Moi qui parle de tolérance, je me dois de changer les choses à mon échelle.
Ainsi seulement je pourrais me regarder sincèrement dans le miroir de ma chambre éclairé par le soleil, grâce à cet arbre que la ville a coupé... Et puis après tout, le coucher de soleil sur les hauteurs du château, c'est plutôt joli à voir. Et je constate que même sans moi, les parties de foot continuent, et les gosses continuent de rire. La Terre peut s'arrêter de tourner si ces éclats de rire continuent d'être les seules détonations que mes oreilles entendent par la fenêtre.

Et le reste n'aura pas d'importance.

Emzy.

# Posted on Saturday, 24 November 2007 at 10:55 AM

Il paraît que ces gens là...

Il paraît que ces gens là sont pleins de préjugés.
Dès le début de la phrase, mes oreilles chauffent et mon cerveau me crie de me percer les tympans avec un coton-tige. "Ces gens-là"... Je n'ai même pas envie d'entendre la suite. Pourtant, nous le faisons tous... Malheureusement, nous pensons tous que telle ou telle personne est conditionnée par ses fréquentations, son ethnie/pays d'origine, sa culture, son style vestimentaire, ses goûts musicaux, etc.

C'est parfois vrai en partie, mais personne n'agit comme un autre. Là est le problème. Ces phrases englobent souvent des échelles énormes, de milliers de personnes. Il est impossible qu'autant de gens aient les mêmes réactions dans des situations données. Prenons un exemple pour que ce soit plus parlant.
Outre les traditionnels clichés sur les noirs ou arabes, que vous n'entendez plus trop à notre époque si vous avez des fréquentations plutôt correctes, tels que "les noirs puent" ou "les arabes sont voleurs", il y en a des centaines bien plus vicieux. C'est souvent du type "les gens de là bas dansent bien". J'ai entendu une vieille pie dire ça d'une amie à moi métisse qui n'avait jamais quitté sa région centre natale. Selon mamie, elle avait "le rythme dans la peau, comme les gens de là bas".
Déjà, je ne vois pas comment elle peut savoir où est le "là bas" qu'elle semble connaître comme sa poche... Et puis bon le reste, on l'a bien compris, n'est qu'une histoire de préjugés.

Alors on va me dire que je suis relou et que je vois le mal partout. D'accord, c'est un peu vrai. Mais quand je vois les boites de Banania flanquée du traditionnel indigène noir au large sourire, j'ai envie de mettre des coups de tête. Alors l'Afrique en reste là ? Ce continent ne reste dans nos têtes qu'un vaste territoire de guerriers pygmés, le pays du SIDA, et surtout notre pire ennemi dans la guerre contre l'immigration ?

Les préjugés sont partout, bordel. On pense toujours savoir plein de choses des gens grâce à ce que l'on voit ! Qui pourrait croire en me voyant que j'écoute Renaud, que je crache sur la sacralisation des fast-food, que je lis autant que faire se peut, que j'écris, que je ne regarde plus la télé depuis des années, ... ? Peu de gens...
Et nous le faisons tous autant que nous sommes. Moi aussi, bien sûr.
Je m'efforce de penser par moi-même et pas par ce que mes préjugés me dictent, chaque seconde de chaque minute, de chaque jour que Je fais.

Mais c'est difficile. Oh oui, c'est une galère.
Assurément.

Emzy.


PS : J'ajoute une vidéo à voir et à écouter. S'il vous plaît, prenez cinq minutes pour jeter un oeil. Je vous présente "Besoin d'oxygène", de l'artiste Rocé.

# Posted on Saturday, 24 November 2007 at 5:11 PM

Amour et Haine

C'est dur à dire, mais j'ignore ce qui coulerait si mes veines explosaient sous l'effet de ma colère. Du sang, de l'acide, du miel, je ne sais pas. J'ai parfois été très gentil pour certaines personnes, parfois je suis probablement un vrai connard.

Le problème, c'est que mon amour a toujours fini par créer de la haine. Après avoir pensé que je pouvais vivre sans amour, puis cru à tord que je pouvais me passer de haine, je sais la vérité. J'ai besoin des deux !

Je déteste les couples, disais-je tout à l'heure à un pote. Mais en fait, ce n'est pas complètement vrai. En fait, je hais les couples qui créent leur bonheur au dépend des autres en les délaissant. Moi qui n'ai fait que passer ma vie pour rendre les autres heureux même au dépend de mon propre bonheur, une telle attitude me donne envie de vomir. Et même si la pluie me tombe sur la gueule et me gêle les os, s'il faut que je monte sur une montagne gigantesque pour pouvoir atteindre les cieux et chasser les nuages qui innondent les miens, je le ferais, et de ces cieux où le monde paraît si beau je ne crierais qu'un seul et unique mot : sacrifice.

Je ne dirais pas que tous ceux qui donnent leur vie, leur bonheur, pour que ceux qu'il aime puissent vivre en paix, méritent de le connaître un jour. Puisqu'en fait, tout le monde y a droit, et si j'étais Dieu, je ferais en sorte que cela se produise. Mais je m'égare.
Je m'insurge donc contre ces couples qui se détachent de tous ceux qui ont besoin d'eux pour vivre, pour être heureux aussi. On me dira qu'ils ont besoin d'intimité, blablabla, d'accord. Mais il y a un juste milieu. Et quand je repense aux efforts de deux personnes chères à mon coeur à l'époque pour que cela n'arrive pas, je m'incline et les proclame anges parmis nous autres hommes.

Bon, ce n'est pas la seule raison qui fait que mon amour nécessite ma haine pour vivre. Ce qui est sûr, c'est que sans eux je ne peux que désespérément survivre.
Je serre les poings également en songeant à tous ceux qui disent un "je t'aime" à quelqu'un, mais un vrai, un unique avec personne d'autre et tout, et le lendemain parviennent sans même sourciller à le dire à quelqu'un d'autre. Comment trouver la sincerité quand le monde nous prouve que tout finit toujours par ne devenir qu'un mensonge de plus, un cadavre pourrissant au fond de la cave sombre que chaque coeur possède forcément. Elle est comme une vraie : il y fait sombre, humide, pas agréable. On l'évite le plus souvent, car ce qu'on y range n'est pas là par hasard : il s'agit de tout ce dont on ne veut plus entendre parler. Et le fait de le laisser moisir là, tout au fond, n'aide pas vraiment à le faire reluire.

Aujourd'hui, beaucoup de choses m'ont transformé en un individu partiellement détestable. Pas de bol. Mais j'ai constaté des gens crachant sur ce qu'ils ont vécu, parfois pour faire en sorte que ce ne soit jamais arrivé. Et tout cela en réfutant complètement tout ce en quoi nous avons cru dans le passé. Que cela nous ai effrayé, étonné, donné de l'espoir.
Alors je sais que mon esprit et mon coeur sont liés. L'amour déraisonné n'est pas (plus ?) pour moi, car malgré les apparences, je n'aime pas le voir transformé en haine. Le passage de l'un à l'autre est une déchirure horrible que je ne souhaite à personne, comme si votre propre peau s'arrachait pour laisser place à une nouvelle, encore douloureuse pour les jours à venir.

Je suis dégoûté par la vie, par tous ces foutus regards affamés
Entre lesquels on se sent seul comme dans une gare malfamée
"Ma femme est formidable" m'a glissé celui qui me l'a volée
Mais mon âme est plus forte que ces coeurs qui se sont envolés

Si je pouvais changer les choses, bien sûr je ferais autrement...
Mais les choses sont telles qu'elles sont, et même quand l'autre ment
Que la vie nous dupe, que notre amour fait se déchirer ses fils
Une main tendue vaut sûrement le prix d'un sacrifice.


Alors je tends la main à ceux que je me refuse à perdre malgré tout ce qui a pu se passer.


Emzy.
Amour et Haine
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# Posted on Saturday, 24 November 2007 at 10:03 PM

Ma vision du monde ? Un prisme.

Ma vision du monde ? Un prisme.
Inclassables – Prisme
Emzy et Frig'z


Le jour se lève, le soleil devenant de la Lune la relève
Mon oeil qui veille, comme le jour qui s'allume je m'éveille
Regarde le monde, comme juché sur un cheval d'acier
Observe la forêt car l'arbre de l'amour, c'est pas moi qui l'ai scié
J'suis assis et - Je vois tous les hommes se lever
Comprend que c'est pas en un jour que Rome s'est créé
La vie est parfois hirondelle, parfois charognard
Des fois on me dit qu'elle est belle, des fois elle défie mon regard
Je m'égare parmi ces couleurs, aussi nombreuses que nos douleurs
Face à toutes ces terreurs, je m'interroge sur toutes nos erreurs
Elles nous ont appris la vie, comme le monde l'a fait
J'ai vite compris que mon avis, c'était moi qui me le dictait
Parfois le décor est vert, il a le printemps comme décorateur
Mais chez certains il est gris, le vert n'est qu'une tâche, une erreur
Je vois que le soleil illumine ma vie, chassant mes malheurs
Car mon regard est un prisme, qui en affiche toutes les couleurs

Revoir fleurir un arbre... Regarder passer les drames
On sait que le savoir restera toujours notre seule arme
Et je blâme ces gens, qui sans savoir condamnent
Il existe une légende, qui dit que l'on a tous une âme
Certains grandissent avec l'astre blanc, sous qui leur regard s'alluma
Car plus de soleil dans le rire, voilà les hijos de la Luna
Mais bercés par l'un ou l'autre, je sais pas si nous sommes frères
Une chose est sûre nous sommes les rejetons de la même Terre
Nous c'est Inclassables on a écrit ces quelques phrases
Pour chanter contre ceux qui rangent les gens dans des cases
Devant un coucher de soleil, j'pourrais avoir la larme à l'oeil
J'aurais vu tellement de beauté, avant que les anges m'accueillent
Et mon rap n'est qu'un écrin, dans lequel je range ma douleur
Mon oeil est ce prisme, qui décompose toute cette chaleur
Ces couleurs chatôyantes, affolent ma plume larmoyante
Même si la mixité est un rêve, c'est pour elle que je chante


La vie m'a appris que les plus belles toiles se font
Lorsque les couleurs sont mélangées sur la palette
J'ai connu la nuit et les étoiles comme toile de fond
Mais essaye de comprendre ce qui trotte dans ma tête

J'ai subit le dédain, celui que m'inflige mon rôle
La jalousie parce que je tiens cette jolie fille par l'épaule
Mais aujourd'hui c'est ensemble que sur ce son on se pose tous
Emzy, Frig'z, et les jugements on les fausse tous.


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# Posted on Sunday, 25 November 2007 at 10:37 AM