Encore et toujours...




Je veux de l'amour pour ceux qui en donnent.
Et franchement, les autres je m'en bats.



Emzy.
Encore et toujours...
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# Posted on Friday, 30 November 2007 at 11:54 AM

Nous sommes tous cités...

Nous sommes tous cités...
Propos d'Abd Al Malik lors de l'émission "Ce soir ou jamais".

La cité est avant tout un endroit géographique. Une sorte d'enfermement. On prend des personnes qui ont ce que l'on peut appeler modestement "un profil identique", on les met tous ensemble, puis on parle d'eux au pluriel.
Ce profil, c'est quoi ? Des français issus de l'immigration, pour la plupart. Et même si on est différents, on a quand même l'étiquette de l'endroit d'où l'on vient. Alors même si l'on est bien, disons, gaulois, le fait de venir d'un même quartier dit "sensible" nous met à part d'entrée. Et les difficultés commencent dans la vie.

Dans cette optique, il y un problème. Il est important que la France mette au même niveau tous ses enfants. Il est important de ne plus avoir peur, car quand on a peur, on est crispé. Or aujourd'hui, on fantasme énormément sur les quartiers. C'est vrai qu'il y a de la violence, de la délinquance, mais cela reste une infime minorité. La majorité des gens des quartiers, c'est des parents, qui travaillent et on envie d'élever leurs enfants décemment. Lorsque ma mère était en train de nettoyer les hôpitaux, elle ne pouvait pas s'occuper de tous ses six enfants, (femme seule) donc forcément la rue nous a un peu récupérés. Mais à aucun moment ma mère n'a pas voulu nous éduquer.
On parle de l'abandon des parents ! Mais les parents n'abandonnent pas. C'est une situation matérielle et concrête qui fait que. Et à un moment donné il faut comprendre que le plus important c'est déjà de savoir qu'on est tous français, et d'aider les plus faibles. Or on se trouve dans cette situation là.

Il est important de ne plus avoir peur. Car on généralise, on dit voilà "ILS sont comme ça, ILS ..." alors que nous sommes des INDIVIDUS. Il faut nous individualiser. Et c'est un important parce que nous sommes dans un pays qui prône des valeurs qui ne sont pas communautaristes. Qui ne sont pas communautaires au sens négatif du terme. Il faut comprendre que les valeurs républicaines, laïques et démocrates doivent se manifester dans des personnes et des attitudes. Or aujourd'hui, "Liberté, égalité, fraternité" c'est certes écrit sur le fronton de nos préfectures, mais ce ne sont pas des choses que l'on voit au quotidien.
Soyons à la hauteur de notre pays et de sa philosophie. Comprenons que la France d'aujourd'hui n'est plus la même que la France d'hier. Qu'elle est "arc-en-ciel" et multi-ethnique. Et que l'on soit juif, chrétien, boudhiste, que l'on croie en Dieu ou non, le défi du 21e siècle est de vivre ensemble. La France doit assumer son histoire.

Vous disiez tout à l'heure qu'il y a une petite minorité qui est délinquante, et c'est vrai que l'on associe toujours les cités à la délinquance. Vous-même, Abd Al Malik, vous avez été délinquant. Or, vous étiez un excellent élève. Pourquoi avez-vous été délinquant, alors que vous aviez l'avenir dans vos mains, ne serait-ce que par vos résultats scolaires ?

Parce que l'être humain est le même partout. On n'a pas envie d'être ostracisés. Il se trouve que lorsque j'étais gamin, par la fenêtre de mon HLM, mes modèles étaient des braqueurs, des voleurs de voiture, ... Chaque individu se construit avec un modèle. Et lorsque j'étais gamin, je me disais "c'est eux que l'on respecte" et je suis parti dans ce sens là. Si j'avais grandi ailleurs, mes modèles auraient pu être des écrivains, etc. Mais il se trouve que c'était ça. Et je n'avais pas envie d'être à part, je voulais être dans le groupe et donc j'ai suivi cette démarche là.
Et ça a été vrai pour moi, mais ça l'est pour tout le monde. Parce que chaque individu a besoin d'une structure, et se construit par un modèle. Donc, faisons en sorte de donner des modèles positifs.

Entre-t-on dans la délinquance également pour s'intégrer économiquement ?

Oui, pour être juste en phase avec son milieu. Et ça, c'est vrai partout. On parle souvent des ghettos, des cités, etc. Mais les ghettos c'est quoi... Il y a aussi des ghettos de riches. On se retrouve dans tel ou tel quartier, dans le 16e ou dans le 8e. Ne fréquenter que les mêmes personnes, ne voir le monde que par le prisme de l'endroit où l'on vit, et bien cela nous ghettoïse. Que ce soit un ghetto pauvre ou riche, c'est pareil. La mixité sociale est importante. Il est important que les gamins de cité puissent avoir accès à la littérature comme moi j'ai eu accès à la littérature. Il est important que les gamins qui sont de milieux plus aisés comprennent qu'il y a d'autres réalités que la leur, afin de relativiser les choses.

Et c'est pour ça que l'essentiel se retrouve dans l'éducation et dans l'école. Pas nécessairement pour trouver un travail. Il faut comprendre que l'école, c'est ce qui permet de nous épanouir en tant qu'individus, et aussi en tant que citoyens. De comprendre les rouages de cette société là.

Il est important de passer d'un monde où l'on EST parce que l'on A à un monde où l'on a la possibilité de s'épanouir en tant qu'être.

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# Posted on Saturday, 01 December 2007 at 8:57 AM

Pourquoi toutes ces questions !

Pourquoi toutes ces questions !
Salut à tous. J'admet que j'ai pour l'instant rien écrit de concrêt du week-end, puisque je me suis contenté minablement de deux phrases, et de recopier (à la main tout de même) les propos du slammeur Abd Al Malik. Donc pour ne pas du tout me faire pardonner, je vais continuer à ne rien branler puisque je poste un texte. Cependant, je précise que je viens de l'écrire, donc voyez que je suis pas si inefficace que ça.

Donc voilà.
Emzy.

Inclassables – Pourquoi, parce que

La vie me pose des problèmes, j'ai pas toujours de solution
Il y a des gens qui m'aiment, me posent les mêmes questions
J'ai fait des chansons pour toi, j'ai fait des chansons pour eux
Tout le monde me demande « pourquoi » alors je réponds « parce que »

J'ai pris une feuille, un stylo, quelques heures de ma vie
Un peu de bonheur, un peu de malheur, et j'ai fait ce dont j'ai envie
Pourquoi tu fais tout ça, pourquoi tu perds ton temps
Quand nous on faiblit pas, car le temps c'est de l'argent

Mais c'est parce que c'est de l'argent, que je ne lui accorde
Aucune importance, il n'est que le fruit de la discorde
On m'a dit tu renies ton passé, pourquoi tu n'en es pas fier
J'ai dit que je ne suis jamais fier, mais je ne le renie pas c'est clair

Pourquoi tu fais ci, pourquoi tu fais ça
Pourquoi on t'appelle Emzy, au fond ton nom c'est Bricefa
Écoute, à toutes ces questions j'ai pas toujours de réponse
Je fais mon truc tranquillement entre les roses et les ronces

Hey mec ton nom nous crions, tu prends l'émotion
Mélangée à ta force j'te le dis, ça fait une drôle de potion
C'est pas un filtre d'amour, sûr, ça crée des blessures
Ça fait ralentir le temps, parfois même ça en guérit les morsures

Mais maintenant c'est sûr, le monde tourne autour de moi
Il me donne le vertige, mais parfois sa beauté me met en émoi
On me demande pourquoi je marche quand tout le monde court
C'est que je ne veux pas trop vite voir la fin du chemin car il est court

Emzy, pourquoi t'attache tellement d'importance à toutes nos blessures
Le monde est une poubelle, et nous les hommes en sommes les ordures
Pourquoi quand tu prends le stylo, c'est pour faire perler les larmes
Parce que quand s'allument les micros, c'est pour entendre détonner les armes

Autre chose, pourquoi tu dis que les hommes sont tous les mêmes ?
Parce qu'un mec m'a dit avant de juger connais-toi toi-même
Mais le seul miroir qu'il fut capable de me proposer
C'était ses yeux alors j'ai dit merci mais j'suis pas intéressé

Aujourd'hui combien d'hommes disent pardon pour ce qu'ils ont fait
Je m'efforce de dire merci, donner de l'amour malgré ses mauvais effets
Emzy pourquoi tu t'habilles comme ça, pourquoi ton style ne veut rien dire
Et bien parce que c'est comme ça, parce que la mode ne me fait plus que rire

Pourquoi après tout on se complique la vie avec des conneries
Pourquoi le monde crame et malgré tout des fois ça me fait goleri
Et bien parce que la société t'a appris à ne penser qu'à toi-même en priorité
Apparemment on n'est pas là pour s'occuper des minorités

Moi je refuse l'autorité, m'interroge sur nos ptites crises d'identité
Et si la Terre tourne, c'est pour après l'hiver voir arriver l'été
Alors maintenant cesse tes questions, ça commence à me fatiguer
Le monde restera pareil même sans mes réponses, tu le sais

Une dernière chose, pourquoi penses-tu tant de mal de tous ces gens ?
Écoute, je veux le Bien mais tu sais le Mal reste encore omniprésent
Je veux la joie et le bonheur pour tous ceux que l'on peut appeler hommes
Mais n'oublie jamais une chose, « Nous sommes ce que nous sommes ».

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# Posted on Saturday, 01 December 2007 at 9:30 AM

Un piège à souris...

Je suis comme un putain de rat dans le coin de la pièce.


Pfff, je voudrais faire le Bien. Mais bordel, voilà à quel prix. Je suis comme tout le monde, et le vice m'attire sans cesse. Je suis fier de moi parce que la télé-réalité n'a pas réveillé mes pulsions de voyeur et que les magazines vomitifs comme "Choc !" me rendent malade et ne m'attirent pas le moins du monde. J'ai des milliers de choses à me reprocher, j'ai du dégoût pour moi-même chaque minute, de chaque jour que Je fais.

Lorsque je vois un ignorant, au lieu de le plaindre, il m'arrive de ressentir du dédain. J'ai de la colère, de l'envie, de l'orgueil, de la paresse.
Je hais certaines personnes. Je tremble en me disant que je pourrais voir mourir Arthur (celui de TF1) ou JM Le Pen sans sourciller. Peut-être même en éprouverai-je de la joie...
J'envie parfois ceux qui savent, ceux qui parlent mieux que moi. Cependant, j'essaye d'éviter toute forme de matérialisme et j'en suis fier. Je n'envie jamais celui qui a plus que moi. Car je veux être quelqu'un qui es pour ce qu'il EST et non qui pour ce qu'il A.
J'ai de l'orgueil car il me permet de vouloir faire mieux ou plus que les autres. Cependant, un frisson me parcoure l'échine dès que je pense qu'une victoire implique une défaite, et que monter signifie monter sur les autres...
Ma paresse est également relative mais elle est bien là. Je sais me mettre au boulot, mais souvent à quel prix... Mais je relativise le sommeil et si j'ai de bonnes raisons, je peux dormir très peu.

Cependant, j'estime être loin de l'avarice, de la gourmandise (au sens de gloutonnerie et d'excès) et de la luxure. C'est déjà ça.
J'essaye chaque jour d'être généreux. Ce n'est pas à moi de dire si j'y arrive ou non, mais au fond de moi je sais que j'essaye. Alors c'est déjà ça. Je donne sans rien attendre en retour, à ceux que j'aime, et aux autres dans la mesure du possible.
Que les Dieux s'en réjouissent, je ne connais pas l'Hybris (la démesure) ! Je refuse tout ce qui est trop, tout ce qui est superflu. Mes pieds touchent bien le sol, un peu trop même.
Enfin, je rejette la sacralisation du sexe dans notre société. Je n'en ferais pas tout un roman, mais ce que la société en fait est dégradant pour notre condition humaine. Elle nous réduit à des bêtes poussées par nos pulsions primaires... Enfin bref, tout le monde s'en fout maintenant puisque tout le monde s'en trouve comblé...


Où est-ce que je veux en venir ?
Evidemment, vous vous doutez bien que quelqu'un comme moi ne peut limiter sa définition de la condition humaine à une simple comparaison aux sept péchés capitaux du catholicisme. Dans le mille. Cependant, il ne faut pas être un grand savant pour deviner que celui qui cumule tout ça est plutôt dangereux pour les autres et pour lui-même.
Alors je ne veux pas être jugé, je le fais moi-même, je ne veux pas non plus dire à quel point je suis bon ou mauvais.

Mais si je fais ça, c'est pour prouver à quel point toute la bonne volonté du monde ne suffit pas.

J'ai appris à ne pas vouloir être aimé de tous, je n'en ai pas besoin. J'essaye d'être moi-même, et pour me trouver, je sais qu'il faut je fasse le Bien. Et lorsque j'y arriverais pleinement, et seulement ce jour là, je serais ce que je veux être.

Quand je serais grand, je veux être quelqu'un de bien.
Pas aux yeux des autres, non. Aux miens.
Pas bien pour moi, non. Pour les autres.

Assurément.
Emzy.
Un piège à souris...
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# Posted on Saturday, 01 December 2007 at 5:45 PM

Toujours et encore...



Tout ira bien tant que nous pourrons faire pousser des roses sur un tas de boue.

C'est à dire, tant que la beauté et les illusions nous bercerons.


Emzy.

Toujours et encore...
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# Posted on Friday, 07 December 2007 at 12:59 PM